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Publié le : 24 septembre 2007
Une frayère à Saint-BERNARD !

"La frayère désigne l’endroit où se retrouvent les poissons et les batraciens pour se reproduire, c’est-à-dire l’endroit où les femelles déposent leurs œufs afin que les mâles les recouvrent de semence puisque la reproduction chez la plupart des ces animaux est externe."

Un bras mort de la Saône ( Losne ou lône) fait l’objet d’importants travaux en amont du pont de Saint BERNARD.

Une frayère à brochets... et autres habitants de la belle rivière est sur le point de naître en ce lieu.


Situation de la lône. - 89.8 ko
Situation de la lône.
 
L’espace végétal, véritable éco-système, compris entre le chemin de halage et les berges de Saône va fortement évoluer du fait de ces travaux. Les vues ci-jointes témoignent de cette métamorphose en cours.

La jonction de la lône à la Saône. - 129.2 ko

La jonction de la lône à la Saône.


La jonction de la frayère. - 200.2 ko

La jonction de la frayère.

L’eau remonte à nouveau dans le bras mort !


Cette zone humide faisait autrefois le bonheur des enfants ; là ils venaient pêcher...et inventer leur petit monde. Petite forêt pseudo-tropicale avec sa "canopée", ce lieu renfermait une vie sauvage intense. Au fil du temps, la densité végetale devenue importante servait d’abri à de nombreuses espèces vivantes.

Vue de la lône avant rénovation


Aujourd’hui la pelle mécanique s’active à donner une autre vie à l’ancien bras du cours d’eau, une vie maîtrisée pour donner vie à la faune halieutique.

Paradoxalement, on peut noter que ce chantier d’une frayère sur la Saône se situe à un moment ou le Rhône fait la une dans la presse régionale en raison d’une pollution sans précédent au pyralène. L’importance de celle-ci interdit toute consommation de poisson de Lyon à Arles !


Ci-dessous, la perspective Nord-Sud de cet espace nous indique l’étendue de cet ouvrage.

L’extrémité de la lône. - 117 ko

L’extrémité de la lône.


Le chantier commence...nous le suivrons avec curiosité !

Vues du chantier. - 96.5 ko

Vues du chantier.


 
Le méandre - 191.1 ko
Le méandre

Il sera intéressant de comparer ce que le courant de la Saône avait créé avec le temps d’avec la réalisation artificielle en cours.

Nous pouvons identifier la zone de frai, telle qu’elle existait au milieu du vingtième siècle. On aperçoit nettement son emplacement sur le cliché ci-contre, ainsi que l’absence de grands végétaux. Son existance est sans doute due au faible courant à cet endroit du méandre, là ou les alluvions se sédimentent sur la rive convexe. Cet espace marécageux allait devenir un refuge pour de nombreuses espèces (oiseaux, amphibiens, insectes, poissons...).


La jonction avec le cours d’eau a été élargie, comme nous le voyons sur ce cliché du 3 Octobre.

L’aménagement paysagé de l’ancien bras prend forme.Le volume des sédiments évacués approche les 3200 m3 !

La frayère prend forme. - 194.7 ko

La frayère prend forme.

Les berges en douce pente et dégagées de toute végétation augurent d’un espace accueillant. Protégée du courant de la rivière, l’eau ici héberge déjà de nombreux poissons !

Vue panoramique de la frayère début Octobre 2007 - 161.2 ko

Vue panoramique de la frayère début Octobre 2007

Ce micro-programme de VNF (voies navigables de France), s’inscrit dans un plan plus vaste de remise en état de la biodiversité et de réaménagement des rives des cours d’eau navigables.

Hier, la faune avec 30 espèces et la flore avec 23 espèces formaient un milieu riche par sa diversité. Cette biodiversité, précarisée aujourd’ui, ne comprend plus que 7 espèces dans chacune des grandes familles vivantes et riveraines du cours d’eau !

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir l'ensemble de la démarche et des actions de VNF via ce lien.



Cet article vous a été proposé par : Spinosus



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