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Publié le : septembre 2003
La navigation

La navigation spinosienne, reste pour le passant la barque du pécheur ou l’embarcation de plaisance.

C’est aussi, et de plus en plus rarement le "poum poum poum" paisible des péniches et des barges. Dans tous les cas, une règle de navigation s’applique :" Sur la Saône, on ne navigue pas à droite, on ne navigue pas à gauche, on ne navigue pas au centre. On navigue dans le chenal ! "

Cette activité importante du XVIII au XXème siècle est trés fortement en baisse au XXIème, à l’étiage comme l’était le niveau de la rivière l’été 2003.

Le cours d’eau accueillait de véritables trains de barges tractés par la vapeur. Le Beaujolais gagnait ainsi les bistrots lyonnais par cette voie...à partir de la commune de Riottier. Au port de Frans transitaient les céréales, le charbon....

Transport de marchandises - 72.9 ko

Transport de marchandises

Hormis pour le transport d’hydro-carbures, le cours d’eau n’est plus l’axe principal des charriages de matières premières. Des statistiques mentionnent un abaissement de 300% du trafic en trois décennies.

Un rapide calcul permet de quantifier le transfert d’une équivalence à 400 semi-remorques par jour au bénéfice des voies routières sur le tafic fluvial en Saône. Pour quelques poum-poum de moins ... beaucoup de décibèls en plus et une contribution significative à l’effet de serre !

Pourtant, comme l’indique la carte du document joint

France navigable - 409.3 ko

France navigable
la circulation des marchandises avait fait naître un réseau au centre duquel se trouvait la rivière de Saône.


Si l’activité de transport sur la Saône s’amenuise, un autre métier d’eau se développe. L’extraction des sables et graviers , activité des dragueurs-tireurs permet de maintenir dans le chenal navigable un tirant d’eau avoisinant les douze métres. Outre son impact sur le commerce de produits pour le batiment, cette activité rend accessible le cours d’eau aux péniches avoisinant les 400 tonnes.

Bénéfique pour le régime des crues cette régulation du cours d’eau n’est pas sans danger pour les nappes phréatiques ni pour l’archéologie fluviale.


Au dix-huitème siécle le passant aurait pu assister à l’avènement de la navigation à vapeur. Ainsi en témoigne la Monographie de la Saône de Valentin Smith. Le marquis de Jouffroy réalisa les premiers essais de son pyroscaphe en aval de St Bernard en 1783. Ce dernier parvint à remonter le courant de la rivière. Sa propulsion à vapeur actionnait deux roues à aube comme les bateaux du Mississipi.

Vers Trévoux - 3.1 ko

Plus tard en 1803, un voisin Trévoltien, M Desblanc, s’essayait à son tour avec une construction navale de même type. La vapeur entrainait plusieurs petites aubes reliées mécaniquement entre-elles par des chaînes.


Port de Jassans - 4 ko


- De nos jour le tourisme fluvial se développe et permet aux lyonnais qui venaient jadis à St Bernard en train ou à bicyclette, de le faire en bateau.


Cet article vous a été proposé par : Spinosus



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