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Publié le : novembre 2003
Suzanne Valadon

En 1923, Suzanne Valadon, Maurice Utrillo son fils et André Utter son mari s’installent au château de Saint-Bernard. Cette demeure achetée avec Utter fût épisodiquement la sienne jusqu’à son décés.

Les Spinosiens connaissent bien certaines oeuvres qu’elle réalisa sur le village, en particulier la vue de l’église à partir des terrasses du chateau. Oeuvres dans lesquelles l’on retrouve la force de vie de cette artiste.

Elle naît Marie-Clémentine Valadon à Bessines sur Gartempe en 1865 de pére inconnu. Sa mère Madeleine, lingère, quittera le limousin pour s’installer avec sa fille à Paris en 1870. Là , elle s’essaiera à ce qu’elle aimait : le cirque, le dessin. Suite à une chute elle dût abandonner l’un pour se consacrer à l’autre. Le dessin réalisé dans les rues l’aida à survivre.

Vers sa quinzième année, Maria Valadon devient modèle pour d’illustres signature : Puvis de Chavannes, Renoir, Toulouse-Lautrec. Plus tard Degas l’initiera à certaines technique comme la sanguine, la gravure. Elle deviendra Suzanne à cette époque.

Amie d’Erik Satie, elle croquera le compositeur qui le lui rendra par ses dessins de chateaux ainsi que par une oeuvre musicale “vexations”.

Le 26 décembre 1883, naissait son fils Maurice, né de père inconnu, puis reconnu en 1891 par le journaliste espagnol Miguel Utrillo.

"Suzanne a tout appris elle-même, les grands maîtres ont rapidement reconnu son talent, ils ont apprécié sa beauté, sa liberté et son caractère entier".

Ses oeuvres sont exposées en Europe et aux Etats-Unis, reconnaissance de son talent en particulier aprés 1910.

Elle meurt à l’âge de 73 ans, le 7 avril 1938. Plusieurs biographes présentent sa vie, la rubrique interactif en mentionne certaines.

En 1970, Billy WILDER rend hommage à Suzanne VALADON qui a inspiré les couleurs de reconstitution pour son film " La vie privée de Sherlock Holmes". Il donnera à l’un des personnages le nom de Valladon avec deux "l".


De nos jours, le passant imagine aisémment Suzanne Valadon, esquissant l’église à partir de la terrasse du chateau.

Dès lors que la saison s’y préte, le grand platane toujours présent témoigne de cette scène.


L’arbre témoin. - 40.5 ko
L’arbre témoin.
 



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